L'église Notre Dame à Beaumont

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Le millénaire de l'église notre Notre Dame . . .


Lors des travaux d' il a plus de 100 ans fut mis à jour, au milieu de la rue Albert Maignan, qui était alors la Grande Rue, le fût en chêne d'un ancien calvaire, et par deux fois, en 1850 et il y a quelques années, on a découvert des ossements dans ce qui était un jardin surplombant la rue, à droite en descendant, où sont maintenant les garages. Ce sont les terrains de l'ancien petit cimetière bordant la Chapelle Saint André.

En effet, au début du millénaire, la vielle ville, fortifiée, avait deux paroisses à l' intérieur de ses murs, Notre-Dame pour la ville haute, et St André pour les rues basses et le Château, la plus ancienne. Cette Chapelle était située à l'angle de la rue du Soleil et on trouve la trace en 1060 dans l'acte fondateur du Prieuré de Vivoin. En 1260, l'Evêque du Mans décréta le rattachement de cette paroisse à Notre-Dame beaucoup plus importante, mais la Chapelle continua d'exister et elle était encore debout en 1516 lorsque " le Seigneur de Beaumont donna au sieur Coupard la permission de faire paver la petite venelle ( rue du Soleil ) située entre sa maison et la place de la Chapelle St André pour évacuer les eaux de l'égout de ses étables ". Nous n'avons aucune date précise de sa disparition mais il semble probable qu'elle fut détruite en 1562 lorsque les protestants, fuyant la ville de Mans, s'emparèrent de Beaumont, tuèrent plusieurs habitants et brûlèrent l'église, bons nombre de maisons et d'étables, construites en bois, comme les halles qui subirent le même sort.

L'histoire de l'église de Notre-Dame nous est mieux connue quoique nous n'ayons aucune précision sur la date exacte de sa construction. Elle fut bâtie vraisemblablement au commencement du 10 ème siècle lorsque les Vicomtes de Beaumont firent construire le Château fort. C'était une simple nef, en bois comme la plupart des maisons de la ville, entourée d'un cimetière, dont la partie réservée aux enfants se trouvait à l'Ouest sur l'emplacement du chœur actuel. Là se trouvait l'entrée principale ( puisque le chœur ancien était sous le Clocher ) et c'est pour cette entrée principale que fut réalisée au 11 ème siècle la Porte Romane déplacée plus tard sur le côté sud. ( rue du Désir photo N° 2 ). C'est l'œuvre la plus riche de notre patrimoine, classée par les Beaux Arts, admirée par les connaisseurs, dont " " le cintre est décoré de trois rangs d'ornements en zigzags et en demi cercle, à pointes inférieures formées par la rencontre de deux demi cercles, terminées par une tête grotesque, et par les colonnes qui le supportent, rondes, engagées, dont l'un des chapiteaux représent des animaux et l'autre des dessins différents ". (d'après Julien Pesche )

Cette église fut incendiée à plusieurs reprises, comme la ville, et notamment en 1135, à la suite de la défaite du Vicomte Roscelin par le Comte du Maine, et c'est alors qu'elle fut reconstruite en pierres. Mais cela ne l'empêcha pas d' être à nouveau détruite par le feu en 1562 par les huguenots, comme relaté plus haut. Ce n'était plus une simple nef car le bas-côté avait été construit au 15 ème siècle,sur une partie du cimetière depuis le transfert de celui-ci, rue du Repos, en dehors des fortifications, dans un terrain donné à la ville par René, Duc d'Alençon.

Les habitants s'efforcèrent de la réparer en consolidant les murs par les piles en roussard formant contreforts, et renouvelèrent charpente et couverture. Mais ils ne purent faire mieux, car les ravages causés à toute la ville ne leur avaient laissé que peu de ressources.

Elle resta dans cet état pendant un siècle. C'est en 1686 qu'elle prit sa configuration d'aujourd'hui. Le curé de l'époque, pour l'agrandir, en changea l'orientation, fit bâtir le chœur actuel à l'emplacement du cimetière des enfants, fit construire dans le style de ce siècle la grande porte actuelle, en avant de la tour, ou se trouvait la sacristie. Le bas côté ayant été lui aussi rallongé vers l'ouest, près du chœur, le cellier du presbytère fut transformé en sacristie.

Les gros piliers séparant la nef du bas côté furent restaurés et complétés, ( dans son dictionnaire mentionnant comme caractéristiques, ces colonnes intérirures, rondes, à chapiteaux à palmes et à ornements divers, différents pour chaque colonne, supportant des arcades à pleins-cintre).

Le rétable ornant le fond du chœur fut construit en chêne par un menuisier de Beaumont nommé LE VAYER. C'est une œuvre remarquable témoignant du savoir-faire et du sens artistique de nos artisans locaux. Ce rétable fut peint en 1746 - 1747 de belles couleurs de marbres à l'huile et au vernis par un peintre sculpteur de l'académie de paris, Claude-Paul Bouchard mettant en évidence sa structure et toute sa parure . . . . monument plein de vie, de grâce et de mouvement

D'autres évènements marquèrent cette église : les cloches qui se fêlaient et devaient être refondues, sur la place des halles, la Révolution avec la destruction de statues, la foudre endommageant fortement le clocher en 1828; le remplacement de l'horloge et de son timbre en 1853, l'installation des vitraux en 1925 et 1989 . . .

L'histoire de Beaumont est riche de souvenirs à évoquer . . . .

Article de : Jean Marie Foussard

Maire Honoraire



Porche d'entrée de l'église de Beaumont

Porche construit en 1686

Porche d'entrée de l'église de Beaumont

Les statues : à gauche St André, au centre la Vierge et à droite St Laurent


Porte Romane donnant sur la rue du Désir

Porte romane donnant sur la rue du Désir

 

Vue aérienne du Clocher

 

Le clocher vue aérienne

 

 

Cloche de l'église de Beaumont

1 ère Cloche de l'église de Beaumont

 

Cloche de l'église de Beaumont

2 ème Cloche de l'église de Beaumont

 

Mécanisme de poulie pour actionner les cloches

Mécanisme de poulies pour actionner les Cloches

 

Mécanisme de l'horloge

Mécanisme de l'horloge

Le presbytère de Beaumont  Place des halles

Le presbytère actuel de Beaumont place des halles

 

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