Théâtre de la Halle au Blé de La Flèche 1/2

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PETITE HISTOIRE DU THEATRE SARTHOIS

13 - LE THÉÂTRE DE LA HALLE AU BLÉ DE LA FLÈCHE : L’ORIGINE (1/2)

. . . . . C ’est le mardi 8 octobre 1839 que, reconstruit à neuf, le petit Théâtre dit «La bonbonnière» ouvre ses portes, bien après que ce site ait connu des constructions et des déboires divers.

. . . . . . En effet c’est en 1737, à l’occasion de la démolition d’anciennes halles édifiées en matériaux de récupération le long de la rue des Vieilles Boucheries, que la Comtesse de La Luzerne, Marquise de la Varenne, contribue à la construction de nouvelles halles et d’un hôtel de ville en pierre qui sont édifiés le long de la rue du Mouton.

. . . . .   En 1775 Monsieur de la Rue du Can, Maire de La Flèche, se montre insatisfait des locaux et fait donc ériger un nouvel hôtel de ville –à côté du précédent– qui comprendra une grande salle d’assemblée, une chambre du
conseil, un dépôt pour les archives et un local pour les gardes et c’est donc à cette époque que le bâtiment construit en 1737 est transformé en salle de spectacles, exactement où se trouve de nos jours Le Petit Théâtre.

. . . . .  Si en 1827 le Conseil Municipal décide la destruction de l’aile qui abrite cette salle de spectacle en raison de sa grande vétusté, dès l’année suivante la même assemblée arrête la construction d’une nouvelle salle dont les plans sont confiés à l’architecte départemental Pierre-Félix Delarue. Cet homme de l’art est également l’auteur d’un grand nombre de châteaux sarthois parmi les- quels : La Pierre à Coudrecieux, La Roche-Mailly à Requeil, Resteau à Maigné, Le Luart, La Boisardière à Bazouges-sur-le- Loir, etc... Il dressa également les plans de la sous-préfecture de La Flèche en 1861.

. . . . . Ce théâtre occupe la totalité de l’aile droite à l’étage et a été conçu «à l’italienne» comme environ 170 théâtres historiques français. Parmi ceux-ci seuls 7 d’entre eux datent de la première moitié du XIXème siècle (St Omer, Colmar, Châtellerault, Rennes, Chambéry, Théâtre des Bouffes parisiens et La Flèche). Ces lieux comportent typiquement une salle en fer à cheval avec balcons et loges, un parterre en pente séparé de la salle par un cadre de scène et muni de dessous et de cintres disposant d’une machinerie traditionnelle. Tous ces théâtres ont gardé les spécificités d’un rapport scène/salle, et une approche unique du théâtre qui en font des joyaux de notre patrimoine culturel.

. . . . .  Ainsi reconstruit, ce nouveau lieu de spectacles est donc inauguré en 1839 avec la programmation de trois spectacles : «Hamelin», comédie en trois actes d’Emile Sauvestre et deux vaudevilles : «Spectacles à la cour» et « La Fiole de Cagliostro ».

. . . . . Le traitement précieux de son décor conduit à son surnom de «bonbonnière». On doit ce décor à Félix Cagé, jeune artiste de l’Opéra de Paris, suivant un programme suggéré par Adrien- Louis Lusson, lui-même architecte-décorateur à Paris mais aussi enfant de La Flèche où il est né le 4 août 1788. Prix de Rome il avait été nommé architecte de la Ville de Paris chargé des embellissements de la place et du pont de la Concorde.

Dan Veega


Sources : Tiré du n° 60 de la revue 303 Arts, Recherches et Créations, édité par la  
Ville de La Flèche
Bulletin N° 16  - 1 Trimestre 2009

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